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24/01/2013

Etape 22 : Savart, un vinificateur à part

Depuis quelques mois le nom du champagne Savart revenait régulièrement dans les conversations que je pouvais mener avec mes amis autour de la divine bulle. Pourtant peu de choses sur cette maison sur internet ou dans les guides spécialisés. C’est donc armé de mon plus beau verre de dégustation que j’ai décidé d’aller rendre une petite visite à Frédéric Savart et sa gamme, et pris la direction Ecueil.


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Le bonheur sous la maison

Si la maison ne paie pas de mine, la production, autant le dire tout de suite, est magistrale. Tout se passe dans les caves de la maison où Frédéric Savart m’attend de pied ferme pour une dégustation. Mais avant toute chose, il me fait un petit topo sur son terroir et son vignoble. Situé essentiellement à Ecueil, le vignoble est dominé par le pinot noir, et complété par un peu de chardonnay qui va venir apporter sa finesse et sa fraicheur dans certaines cuvées. Frédéric Savart est un dingue de vin, un passionné de la chose vinicole, et possède une approche très claire de la vinification : elle doit respecter au mieux le raisin. La vinification et l’élevage ne sont ni une transformation ni une modification du vin mais simplement un accompagnement du travail effectué à la vigne.

L'Ouverture en douceur

Passé cette présentation de la philosophie maison, nous entamons la dégustation par la bien cuvée L’ouverture. Il s’agit du brut sans année Savart, un 100% pinot noir dosé à 9g qui s’ouvre sur des notes fruitées, puis évolue vite vers quelques choses de plus rond, de plus gourmand. Il y a dans L’Ouverture de la complexité, mais aussi un peu de retenue. Une cuvée qui représente la moitié de la production maison, mais qui à mon avis ne représente pas bien le style de celle-ci, elle reste très classique.

De merveilles en merveilles

C’est ensuite la cuvée L’Accomplie que Frédéric a ouvert. Cette fois le chardonnay s’invite dans la danse à hauteur de 30% environ. La moitié des vins sont élevés en fûts de chêne et l’autre moitié en cuve inox. Le dosage reste contenu avec 7g. Et cela se sent, c’est un vin bien plus complexe, bien plus ambitieux que le premier. On plonge dans des arômes décomplexés de fruits exotiques, d’épices douces, et de très légère amertume. La bouche est grasse, élégante, soyeuse. C’est à ce moment précis que je comprends mieux le halo qui existe dans les milieux « bien informés » en ce moment autour du champagne Savart.

De grands vins de Champagne

On poursuit la montée vers le plaisir avec Calliope, une cuvée brut de décoffrage : pas de collage, pas de filtration, un dosage ultra de 4g. L’assemblage est le négatif du domaine : 60% chardonnay, 40% pinot noir. Une cuvée millésimée mais non revendiquée, élevée en fût, avec bouchage liège. On flirte avec le paradis avec ce vin qui joue sur la minéralité, la profondeur et une puissance tout en maitrise, sans démonstration, mais bien présente. C’est ensuite le millésime 2008 qui s’annonce, un millésime annoncé par la Champagne comme brillant et exceptionnel. Difficile de confirmer dès à présent, mais ce qui est certain c’est que chez Savart, oui le 2008 est brillant ! Elaboré à partir de 45% de chardonnay et 55% de pinot noir, il possède une belle tension, une fraicheur élégante et cette vinosité qui fait pour moi la marque de fabrique de Frédéric Savart. Un grand millésime qui ne peut que s’épanouir avec le temps et devenir grand, très grand. Par certains aspects, il me rappelle le Grand Siècle de Laurent-Perrier qui évolue également sur cet équilibre tendu.

Un champagne majuscule

Dernière étape : La Dame de Cœur, dans son millésime 2007. Là on ne joue plus. C’est immense. Une cuvée qui a des airs de grand blanc de Bourgogne. L’effervescence est légère, pour ne pas venir troubler ce grand vin. 100% chardonnay, La Dame de Cœur est à peine dosée (2g), et affirme ses notes de fleurs et une touche saline à faire frémir les palais les plus difficiles. Seulement 1300 bouteilles sont élaborées, une petite rareté.

Ce que j'ai offert à ma cave : 12 Calliope, 12 Millésime 2008, 6 Accomplie, 6 Dame de Coeur 2007.

N.B. : Petite reportage sur l'achat de champagne sur internet à découvrir ici.

10:46 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

06/11/2012

Etape 21 : De Sousa ou l’art du boisé fin

Avize abrite décidemment un nombre étonnant de vignerons de talent. Certes l’exceptionnel terroir de ce village de la Côte des Blancs n’y est certainement pas étranger, mais tout de même ! J’ai profité du week-end de la Toussaint pour aller rendre visite au champagne De Sousa et redécouvrir une gamme que je connaissais en partie, mais qui a évoluée ces dernières années. J’arrivai au domaine au domaine, au centre d’Avize, et fut immédiatement accueilli par Erick et Michelle De Sousa.


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L’une des particularités de la maison De Sousa est de travailler sur des vieilles vignes, des vignes âgées de plus de 45 ans, et dont les racines plongent très loin dans le terroir champenois pour en extraire la plus grande expression. Si le terroir d’Avize est bien entendu largement représenté, et plus largement le chardonnay grand cru, la maison De Sousa travaille également les autres cépages champenois.

Le Grand Cru Chardonnay

La dégustation de la gamme a débuté avec le Brut Réserve Grand Cru 100% Chardonnay, une cuvée qui puise parmi les plus beaux crus de la Côte des Blancs : Avize, Cramant, Le Mesnil sur Oger, Chouilly et Oger. Ce mariage de 2 à 3 vendanges différentes est vinifié en cuve inox pour obtenir un vin d’une grande pureté, d’une grande finesse, mais pas dénué d’une certaine puissance. C’est un champagne avec quelques notes d’évolution, et une touche florale très nette. La bouche est plus gourmande, équilibrée, avec une finale assez longue. Une belle entrée en matière dans l’univers d’Erick De Sousa.

Les fameux 3A

C’est ensuite avec la cuvée 3A, la dernière née de la gamme, que nous avons poursuivi. Une cuvée qui détonne dans la gamme et qui repose sur 3 piliers : Avize, Aÿ et Ambonnay. Si la tendance est aux cuvées parcellaires, et la maison Jacquesson en est un des plus beaux exemples, la maison De Sousa a choisi de réunir des terroirs parmi les plus beaux de Champagne pour en faire une cuvée unique. On retrouve donc 50% de chardonnay venant d’Avize, 25% de pinot noir venant d’Ambonnay et 25% de pinot noir venant d’Aÿ. A la dégustation, cette cuvée 3A est explosive ! C’est un champagne dense et riche, sur des notes d’agrumes, de fruits exotiques, mais aussi une certaine gourmandise apportée par l’élevage en fût de chêne. Un élevage tout en légèreté qui est remarquable. La cuvée 3A possède également une trame vineuse très agréable. Un très gros coup de cœur pour cette cuvée.

La durée d'une Caudalie

Encore ébloui par cette cuvée, je ne m’attendais pas forcement à trouver mieux, Erick De Sousa déboucha une Cuvée des Caudalies, la cuvée phare de la maison. Il s’agit, bien entendu, d’un blanc de blancs est élevé à 100% en fûts de chêne. Il s’agit d’une cuvée élaborée selon la méthode de la solera. Celle-ci a été débutée en 1995 et chaque année ce sont 50% de nouveaux vins qui sont ajoutés aux vins de réserve. La cuvée des Caudalies se dévoile à travers une grande finesse, une touche boisée très bien intégrée. Superbe.

Caudalies 2006

C’est enfin avec la cuvée de prestige de la maison, la cuvée des Caudalies millésimée. Et en l’occurrence c’est le millésime 2006 qui fut ouvert. Issu des plus vieilles vignes du domaine, des vignes âgées de plus de 50 ans plantées à Avize, Oger, Le Mesnil sur Oger et Cramant. Cette cuvée est vinifiée en fûts de chêne de 225 litres, et n’est pas filtrée. C’est un champagne de caractère, un champagne rond, presque gras, avec toujours cette touche boisée très élégante, très bien intégrée. En bouche, on découvre une touche saline, et des notes d’oxydation. La finale est franche et longue. Déroutant, atypique, et superbe à la fois.

Ce que j'ai offert à ma cave : 12 Brut Réserve Grand Cru Chardonnay, 18 Cuvée 3A, 6 Caudalies, 3 Caudalies 2006.

18:29 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

29/09/2011

Etape 18 : Les parcellaires de Jacquesson

Il y a quelques jours, ce n’est pas en Champagne que je me déplaçais, mais à Paris. La maison Jacquesson m’avait donné rendez-vous, ainsi qu’à quelques autres passionnés de bulles. Une dégustation organisée à l’occasion de la sortie de ses trois cuvées parcellaires dans leur millésime 2002. Une dégustation en présence des frères Chiquet dans un magnifique restaurant du 6e arrondissement de Paris. Et une dégustation qui à ma grande surprise a débuté par la Cuvée 735, la dernière née de la maison, qui chasse la 734 comme celui-ci avait chassé un an avant lui la 733.

Personnellement, je n’étais pas tombé sous le charme de la Cuvée 734 Jacquesson que je trouve trop sur la réserve, pas assez épanouie et expressive. La Cuvée 735 corrige le tir et redresse la barre. Elle mêle habillement vinosité, fraicheur, puissance et une légère touche fruitée. Basé sur la vendange 2007, c’est un champagne qui met en exergue la gourmandise. En bouche, j’ai trouvé une attaque ample, souple, puis un champagne fin, équilibré et délicatement vineux. Une belle réussite du champagne Jacquesson, mais qui n’était qu’une mise en bouche avant de découvrir ces fameuses cuvées parcellaires, produites au compte-goutte par la maison installée à Dizy.

Guidé par monsieur Chiquet, la dégustation a débuté sur la cuvée Avize Champ Caïn, un blanc de blancs produit à 5892 bouteilles et 252 magnums. Il m’explique la topographie de la parcelle qui donne cette cuvée, une parcelle située à Avize, sur un coteau exposé plein sud. C’est un terroir très calcaire m’explique-t-il avant de partir dans une longue envolée sur les qualités de ce millésime 2002, l’un des plus beaux qu’on ait connu en Champagne depuis longtemps. Puis il laisse place à la dégustation, et je découvre la pureté, la finesse de cette cuvée. Une bouche très minérale, fraîche de par des notes de pomme granny smith, et une touche acidulée. C’est une cuvée droite, très fine, une véritable dentelle, un travail très finement ciselé. A dire vrai, c’est certainement l’un des tous meilleurs blanc de blancs jamais dégusté dans ma (pas si) courte existence.

C’est un second blanc de blancs qui m’a ensuite été offert à la dégustation : Le Dizy Corne Bautray 2002. Là aussi il faut parler de rareté puisque la production est de 4684 bouteilles et 306 magnums seulement ! Contrairement à l’Avize Champ Caïn, on est là sur un blanc de blancs beaucoup plus puissant, un peu à la manière de ceux de Diebolt-Vallois, une cuvée dont les fondations reposent sur la pureté et d’élégance, mais qui se distingue par des arômes fruités plus intenses, un peu plus concentrés. Sans dosage ce vin offre aux dégustateurs une tension minérale magnifique. Une cuvée qui j’ai beaucoup aimé, mais qui gagnerait peut-être encore un peu à patienter en cave.

C’est ensuite vers l’étourdissant Aÿ Vauzelle Terme 2002 que le patron de la maison Jacquesson m’a dirigé. On passe là sur une cuvée 100% pinot noir, élaboré à partir d’une toute petite parcelle de 30 ares. La cuvée ne compte d’ailleurs que 1852 bouteilles et 148 magnums. C’est un champagne, comme les deux précédents, vinifié en foudre de chêne. C’est un blanc de noirs qui claque sur le palais, qui étonne par sa vivacité, sa puissance et sa finesse. Une cuvée qui présente une touche vineuse, de beaux arômes fruités, et toujours une fraicheur insolente avec une minéralité présente en permanence. La finale est juste incroyable.

Faut-il préciser que ce fut un moment rare, et un immense plaisir d’être initié à ces très belles cuvées par monsieur Chiquet. Des cuvées d’un certain prix, fait que cette fois ma cave n’aura le droit qu’à une bouteille de chacune de ces très belles cuvées.

30/09/2010

Etape 16 : les petites merveilles de Nicolas Maillard

J’ai découvert le Champagne Nicolas Maillart au cours d’une dégustation organisée par une célèbre enseigne de vin. Et ce fut une excellente surprise. Nicolas Maillart a reprise le domaine familial depuis 2003, il représente la 9e génération d’une lignée qui a toujours défendu le terroir et l’élégance.
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C’est donc enthousiaste que je me suis rendu à Ecueil pour découvrir l’exploitation du champagne Nicolas Maillart. La rencontre avec le maître des lieux fut enrichissante et pertinente, et il m’expliqua les principes de la maison, la viticulture raisonnée, le recours à des engrais organiques, le choix de travailler essentiellement à la main… Une philosophie qui se retrouve également en cuverie où fûts et cuves se partagent la vedette. La maison possède également une magnifique collection de vins de réserve.

Nous avons entamé la dégustation avec le Brut Platine, un Champagne Brut Premier Cru. C’est la principale cuvée de la maison, une cuvée marquée par le pinot noire (80%) et complétée par le chardonnay. On note la forte présence de vins de réserve (30%) conservés en fût de chêne qui donnent une belle personnalité à ce champagne. C’est un champagne à la robe or intense (cela est dû au Pinot Noir), et aux bulles paresseuses. Le nez est marqué par des notes de fruits croquants (pomme, poire…), et des arômes briochés et fleuri. C’est un champagne à la touche vineuse très agréable.

Nous avons poursuivi avec la cuvée Les Chaillots Gillis, du nom de 2 lieux-dits d’Ecueil, qui se trouvent à flanc de coteaux. C’est là que se trouvent les 3 parcellent et les vieilles vignes qui servent à élaborer cette cuvée rare. Ce Blanc de Blancs est très peu dosé (extra brut) pour mettre en valeur les qualités du terroir. C’est un champagne vinifié sous bois pendant environ 6 mois. Sa robe est intense, surtout pour un champagne blanc de blancs. Au nez, j’ai trouvé Les Chaillots Gillis puissant, avec des notes d’agrumes confits et une touche minérale. La bouche est complexe, pleine de vivacité et de fraicheur, avec une trame crayeuse très intéressante.

Vint ensuite le moment de découvrir Les Francs de Pied, un blanc de noirs unique, pour laquelle les pinots noirs sont élevés uniquement sur sol sableux. C’est une cuvée rare (4000 bouteilles par an) qui se veut proche des Vieilles Vignes Française du Champagne Bollinger. Comme Les Chaillots Gillis, cette cuvée est vinifiée sous bois pendant 6 mois, sans fermentation malo-lactique. Les Francs de Pied est un champagne aux reflets cuivrés, qui attise déjà les regards. Le nez est d’une puissance extraordinaire, avec des arômes caramélisés et de fruits compotés. En arrière-plan, on distingue des notes boisées et fumées qui viennent enrichir encore cette première impression. Mais le meilleur restait à venir avec une bouche dense, intense, tout en restant fraiche. La puissance n’est pas oubliée, bien au contraire, et se prolonge avec élégance sur une belle finale. Un très grand vin !

Nous avons conclu ce moment avec le Brut Rosé Grand Cru, un rosé de saignée intéressant par l’origine de ses raisins (Bouzy) et par l’apport du chardonnay. Ce champagne rosé se pare d’une robe rose intense, tirant presque sur le rouge. Au nez les fruits rouges sont une évidence, avec ce soupçon de légèreté et de finesse que l’on ne retrouve que chez les grands crus. La bouche est vineuse, et très fruité. Ce rosé de saignée ne faillit pas à la réputation de cette méthode. C’est un champagne rosé ample et élégant.

Ce que j'ai offert à ma cave : 6 Les CHaillots Gillis, 6 Brut Rosé Grand Cru, 6 Les Francs de Pieds

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03/08/2010

Etape 14 : L'élégance de René Geoffroy

C'est sur la rive droite de la Marne qu'il faut se rendre pour rencontrer René Geoffroy et son fils. A Cumières plus précisement, un village dont le terroir est classé Premier Cru, un terroir au côté parfaitement exposé ce qui offre traditionnellement des champagnes matures et fruités. La maison René Geoffroy travaille avec 14 ha de pinots (plus ou moins moitié pinots meuniers, moitié pinots noirs) et 2 ha de chardonnays. Un superbe domaine où la vinosité est reine et où le respect de la vigne est loi.

 

Dans les celliers de la maison, la dégustation a débuté avec le Brut Premier Cru Expression, un champagne agréable et réussi, mais sans histoire. Facile à boire, c'est le champagne parfait pour un mariage ou un évènement. C'est un champagne net, à la bouche fruité et une touche de finesse.

C'est avec le Brut Premier Cru Empreinte que l'on rentre véritable dans les gènes de la maison, dans le domaine qu'elle maîtrise le mieux, la vinification du Pinot. Une science parfaitement appliqué avec cette cuvée. Le Brut Premier Cru Empreinte marie 70% de pinot noir et 20% de chardonnay vinifiés en foudre de chêne. C'est un champagne au nez puissant, et déjà beaucoup sur le fruit. En bouche, l'attaque est fraîche, puis sur le palais, la vinosité, la rondeur et les arômes gourmands (fruits blancs, fruits secs...) s'imposent agréablement.

J'ai eu la joie ensuite de découvrir le Brut Premier Cru Volupté, un vin à l'opposé du précédent, avec 75% de chardonnay. Elevé en fût de chêne et sur lie (à la manière de la cuvée 734 du champagne Jacquesson), c'est un champagne onctueux, gourmand, axé sur la pêche et les fruits des bois. Un superbe champagne de repas.

La dégustation s'est achevée avec le Rosé de Saigné, un rosé élaboration par macération des pinots noirs. C'est un champagne que j'ai beaucoup aimé, avec une robe très intense, un nez massif de fruits rouges et de rose. Sur le palais, la vinoisté est bien là, accompagnée par tous les arômes découvert au nez. Là encore, un champagne de repas (fruits de mer ou dessert).

Ce que j'ai offert à ma cave : 12 Brut Premier Cru Empreinte, 6 Brut premier Cru Volupté, 6 Rosé de Saigné.

00:09 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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