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12/04/2010

Etape 9 : Pierre Gimonnet, 100% Blanc de Blancs

Cette semaine, rendez-vous sur le terroir de Cuis, sur la côte des Blancs, et plus précisément chez la maison Pierre Gimonnet et Fils. Une maison qui se distingue par une volonté forte de travailler le raisin parcelle par parcelle, terroir par terroir afin de procéder à des assemblages précis et méticuleux. Implantée sur la côte des Blancs, la maison Gimonnet travaille presque exclusivement le Chardonnay, qui vient de ses vignes de Cramant et Chouilly pour le grand cru et de Cuis et Vertus pour le premier cru.
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La dégustation a débuté avec le Brut Premier Cru Cuis Blanc de Blancs, une cuvée pleine de fraîcheur, avec un nez marqué par une pointe citronnée, et une bouche sur la craie, avec une belle minéralité. Le terroir dans toute sa plénitude. C’est un champagne très fin, avec des tanins tendres, idéal pour un apéritif.

Mais la grande originalité de la maison Pierre Gimonnet c’est de proposer toute une gamme de champagnes millésimées. Nous avons entamé ce tour des millésimes avec le Brut Premier Premier Cru Fleuron 2004. Il s’agit d’un Blanc de Blancs avec une majorité de raisins grand cru (80%), complété par les vignes de Cuis (1er Cru). C’est un champagne équilibré, fin, mais encore un peu fermé et qui sera certainement totalement ouvert dans 3 ou 4 ans.

C’est le Brut Premier Cru Gatronome 2004 qui s’est offert à nos palais ensuite. Une cuvée créée spécifiquement pour la restauration, et qui possède la particularité d’avoir une mousse extrêmement fine afin de ne pas perturber le palais et les papilles lors d’un repas. C’est un millésime jeune, mais déjà plus ouvert que la cuvée Fleuron 2004. Ce blanc de blancs laisse une plus grande part au terroir de cuis (40%) et se distingue par une belle fraîcheur, et des arômes briochés très expressifs. Sur le palais on découvre une belle matière, des tanins tendres, et une minéralité discrète.

La cuvée Extra Brut Oenophile 2002 est un autre blanc de blancs, mais cette fois déclinée en version non dosée, sur un millésime 2002 qui fut une grande année pour les chardonnays. C’est vin au nez puissant, élégant, et avec un palais marqué par des notes salines et minérales. La finale est un peu brouillée, mais devrait s’ouvrir dans les mois qui viennent.

Dernière cuvée dégustée la cuvée Collection 2002, un champagne élaboré à partir des vieilles vignes de la maison, situées essentiellement à Cramant et Chouilly, des terroirs grand cru. Uniquement disponible en magnum, cette cuvée est celle qui m’a le plus étonné et le plus enchanté. Très marquée par des arômes d’agrumes, portée par une touche acidulée légère, et aérienne par sa minéralité, c’est un très grand champagne à réserver aux belles occasions. Une très belle maison, qui maîtrise le chardonnay comme peu de maisons savent le faire.

Ce que j'ai offert à ma cave : 6 Brut Premier Premier Cru Fleuron 2004, 3 Extra Brut Oenophile 2002, 2 magnums de Collection 2002.

12:26 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blanc de blancs

04/03/2010

Etape 4 : Doyard, un champagne rosé d’exception

Installé à Vertus depuis 1927, le Champagne Doyard est une des maisons les plus intéressantes du secteur. Aujourd’hui dirigé par Yannick Doyard, le champagne éponyme propose quelques cuvées intéressantes, dont un rosé qui vaut si ce n’est le voyage, au moins le détour. Le domaine Doyard s’étend sur une dizaine d’hectares située à Vertus, Avize, Cramant, Mesnil sur Oger et Aÿ, et se trouve essentiellement constitué de chardonnay. La maison produit environ 40 000 bouteilles par an.


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La famille Doyard baigne dans les bulles depuis longtemps, puisque Maurice Doyard, le fondateur, a participé à la structuration de l’organisation professionnelle champenoise. C’est ainsi qu’il présidera le Syndicat Général des Vignerons puis le CIVC (Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne) dont il fut le cofondateur en 1941.

Maurice Doyard a participé à la mise en place de nombreuses réglementations qualitatives à l’époque, dont la plupart sont encore d’actualité aujourd’hui. C’est dire si la maison attache une importance particulière à la recherche de la qualité dans l’élaboration et la création de ses cuvées.

Les cuvées, justement, parlons-en. J’ai débuté la dégustation avec le brut sans année de la maison, le Brut Vendémiaire. Ce Blanc de Blancs possède très florale, avec une petite touche minérale qui s’exprime plus sûrement en bouche. Sur le palais on trouve un champagne ample, équilibré, minérale donc, et légèrement fruité. Un fruité que l’on ne retrouve pas dans la déclinaison Extra Brut de la cuvée Vendémiaire, qui est plus droite, sans toutefois être acide.

Mais mon vrai coup de coeur est allé à la cuvée Oeil de Perdrix Collection de l'An I 2005. Scintillant dans sa robe rose pâle, ce champagne est une pure merveille, un rosé que je les apprécie : arômes de fruits rouges bien présents (fraise surtout), une petite note acidulée qui joue sur le palais, et une finale délicieusement tannique qui s'achève sur les agrumes bien mûrs. Une merveille.

Ce que j'ai offert à ma cave : 6 Brut Vendémiaire, 12 Oeil de Perdrix Collection de l'An I 2005.

28/02/2010

Etape 3 : Diebolt-Vallois, le chardonnay sinon rien

Troisième étape de ma route du champagne : Cramant, un village niché sur la Côte des Blancs, près d'Epernay. C'est là que s'est installée Jacques Diebolt et sa famille, là qu'il a fondé la maison qui porte son nom et qui est désormais l'une des plus prestigieuses de Champagne. Ses cuvées sont servies aux 4 coins de la planète et sur des tables étoilées comme au Georges V à Paris.


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La renommée de la maison rend difficile les visites à l'improviste, mieux vaut prendre rendez-vous avant. C'est ce que j'avais fait, et c'est donc accueilli par un Jacques Diebolt en pleine forme et totalement disponible que débuta ma matinée.

C'est dans les bâtiments très récents de la cuverie que se déroule la dégustation. Un bâtiment sans grand charme, mais ultra-moderne et qui a accompagné la maison Diebolt-Vallois dans sa rapide croissance. Mais en dessous de ce bâtiment se cache une immense cave qui abrite notamment quelques bouteilles d'un millésime 1953 absolument somptueux.

La dégustation a débuté avec la cuvée Tradition, un champagne mêlant les 3 cépages traditionnels : chardonnay, pinot noir et pinot meunier. C'est une cuvée au nez marqué par les arômes de pamplemousse et de citron. La bouche est vineuse, équilibré, et l'on retrouve ces notes d'agrumes découvertes au nez. Un beau champagne d'entrée de gamme.

Le chemin vers l'excellence s'est poursuivi avec le Blanc de Blancs, le champagne qui symbolise certainement le mieux la maison Diebolt-Vallois.C'est une cuvée florale, au nez élégant. La bouche reste sur la fleur blanche, mais dévoile également des notes d'agrumes et de fruits frais. Un champagne de printemps ou d'été, le genre que j'aime sortir au bord de la piscine l'été.

Arrive ensuite l'une des mes cuvées favorites : le Prestige Diebolt-Vallois. Là on passe dans une autre dimension, à un autre niveau. Assemblage de 3 années, ce 100% Chardonnay est composé uniquement de raisins classés Grand Cru, et marie élevage en foudre et élevage en cuve. Le résultat est tout bonnement stupéfiant. Agrumes mûrs, notés de torréfaction, finesse, bouche soyeuse... Un très grand vin, à un prix extrêmement raisonnable. Peut-être le meilleur rapport qualité/prix de la côte des Blancs.

Dernière étape (croyais-je...) de cette ascension vertigineuse : la Fleur de Passion. Champagne réalisé uniquement avec des raisins venant de vieilles vignes âgées de 45 à 60 ans, du terroir de Cramant. C'est une cuvée produite à 10 000 bouteilles par an seulement, d'ailleurs Jacques Diebolt refuse d'en céder plus de 2 bouteilles par personne...

La Fleur de Passion est un champagnequi possède un nez aux notes grillées, florales et vanillées. A l'aération, les arômes se développent considérablement, et rarement j'ai eu l'occasion de déguster des champagne avec un nez aussi présent et défini. La bouche est étonnante de puissance, de vinosité maitrisée, complexe et élagante, boisée et équilibrée... Un morceau d'anthologie.

Connaissant un peu Jacques Diebolt, il m'a fait l'honneur de sortir une bouteille de son célèbrissime millésime 1953, vous imaginez, un vin âgé de 57 ans ! Un vin plus vieux que moi (c'est peu dire...).

Là encore on change de registre et de monde. Avec une effervescence faible mais encore présente, le 1953 offre une nez extrêmement briochée, très puissant, intense. La bouche m'a moins passionné, mais le nez m'a totalement subjugué. Incroyable. Unique.

C'est sur cet extraordinaire moment que ma dégustation s'est achevée. Certainement l'une des plus belles que j'ai eu la chance de faire !

Ce que j'ai offert à ma cave : 6 Cuvée Tradition, 6 Blanc de Blancs, 18 Prestige et 2 Fleur de Passion 2004.

 

 
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