Avertir le modérateur

28/02/2010

Etape 3 : Diebolt-Vallois, le chardonnay sinon rien

Troisième étape de ma route du champagne : Cramant, un village niché sur la Côte des Blancs, près d'Epernay. C'est là que s'est installée Jacques Diebolt et sa famille, là qu'il a fondé la maison qui porte son nom et qui est désormais l'une des plus prestigieuses de Champagne. Ses cuvées sont servies aux 4 coins de la planète et sur des tables étoilées comme au Georges V à Paris.


Agrandir le plan

La renommée de la maison rend difficile les visites à l'improviste, mieux vaut prendre rendez-vous avant. C'est ce que j'avais fait, et c'est donc accueilli par un Jacques Diebolt en pleine forme et totalement disponible que débuta ma matinée.

C'est dans les bâtiments très récents de la cuverie que se déroule la dégustation. Un bâtiment sans grand charme, mais ultra-moderne et qui a accompagné la maison Diebolt-Vallois dans sa rapide croissance. Mais en dessous de ce bâtiment se cache une immense cave qui abrite notamment quelques bouteilles d'un millésime 1953 absolument somptueux.

La dégustation a débuté avec la cuvée Tradition, un champagne mêlant les 3 cépages traditionnels : chardonnay, pinot noir et pinot meunier. C'est une cuvée au nez marqué par les arômes de pamplemousse et de citron. La bouche est vineuse, équilibré, et l'on retrouve ces notes d'agrumes découvertes au nez. Un beau champagne d'entrée de gamme.

Le chemin vers l'excellence s'est poursuivi avec le Blanc de Blancs, le champagne qui symbolise certainement le mieux la maison Diebolt-Vallois.C'est une cuvée florale, au nez élégant. La bouche reste sur la fleur blanche, mais dévoile également des notes d'agrumes et de fruits frais. Un champagne de printemps ou d'été, le genre que j'aime sortir au bord de la piscine l'été.

Arrive ensuite l'une des mes cuvées favorites : le Prestige Diebolt-Vallois. Là on passe dans une autre dimension, à un autre niveau. Assemblage de 3 années, ce 100% Chardonnay est composé uniquement de raisins classés Grand Cru, et marie élevage en foudre et élevage en cuve. Le résultat est tout bonnement stupéfiant. Agrumes mûrs, notés de torréfaction, finesse, bouche soyeuse... Un très grand vin, à un prix extrêmement raisonnable. Peut-être le meilleur rapport qualité/prix de la côte des Blancs.

Dernière étape (croyais-je...) de cette ascension vertigineuse : la Fleur de Passion. Champagne réalisé uniquement avec des raisins venant de vieilles vignes âgées de 45 à 60 ans, du terroir de Cramant. C'est une cuvée produite à 10 000 bouteilles par an seulement, d'ailleurs Jacques Diebolt refuse d'en céder plus de 2 bouteilles par personne...

La Fleur de Passion est un champagnequi possède un nez aux notes grillées, florales et vanillées. A l'aération, les arômes se développent considérablement, et rarement j'ai eu l'occasion de déguster des champagne avec un nez aussi présent et défini. La bouche est étonnante de puissance, de vinosité maitrisée, complexe et élagante, boisée et équilibrée... Un morceau d'anthologie.

Connaissant un peu Jacques Diebolt, il m'a fait l'honneur de sortir une bouteille de son célèbrissime millésime 1953, vous imaginez, un vin âgé de 57 ans ! Un vin plus vieux que moi (c'est peu dire...).

Là encore on change de registre et de monde. Avec une effervescence faible mais encore présente, le 1953 offre une nez extrêmement briochée, très puissant, intense. La bouche m'a moins passionné, mais le nez m'a totalement subjugué. Incroyable. Unique.

C'est sur cet extraordinaire moment que ma dégustation s'est achevée. Certainement l'une des plus belles que j'ai eu la chance de faire !

Ce que j'ai offert à ma cave : 6 Cuvée Tradition, 6 Blanc de Blancs, 18 Prestige et 2 Fleur de Passion 2004.

 

23/02/2010

Etape 2 : Benoît Lahaye, l’amour du Pinot Noir

Seconde étape de ma route du champagne : Benoît Lahaye, une maison installée à Bouzy, dans la montagne de Reims. Avec un domaine presque exclusivement planté en Pinot Noir (3,8 hectares sur les 4,4 que possède la maison), j’imaginais avant même de les avoir goûté les cuvées que j’allais découvrir. Mais ce n’est pas la seule particularité de cette maison, qui travaille tous ses vins depuis quelques années en culture biologique.


Agrandir le plan

J’avais pris la précaution de prendre rendez-vous pour un visite du domaine avant de faire le voyage depuis Paris. Grand bien m’en a pris, car Benoît Lahaye est l’une des valeurs montantes de la montagne de Reims et nombreux sont les amateurs de bulles qui se présentent au domaine le week-end.

C'est donc avec un Benoît Lahaye totalement dévoué à ma visite que j'ai entamé le tour de la cave du domaine. Après une présentation de l'histoire et de la philosophie de la maison, qui reste encore de taille modeste puisque ne produisant que 38 000 bouteilles par an, nous sommes passé au moment de la dégustation.

Une dégustation entamée avec Brut Grand Cru Essentiel. Un champagne expressif, franc, fruité et rond. Un champagne bien typé Pinot Noir qui convient aussi bien à un apéritif qu'à un repas, pour accompagner un poisson blanc par exemple. Tout de suite après nous avons découvert le Brut Grand Cru Nature, la déclinaison sans dosage du Brut Grand Cru Essentiel. Là c'est un champagne sous un jour différent que l'on retrouve. Plus tendu, plus droit, c'est une cuvée parfaitement réussie, et qui met en exergue la qualité des raisins du terroir Grand Cru des vignes de Benoît Lahaye.

Nous avons poursuivi avec une flûte de Prestige Blanc de Noirs, une cuvée 100% Pinot Noir comme son nom l'indique. Une cuvée pleine de fraîcheur, d'intensité, avec des arômes briochées assez présents, et une belle rondeur. Moi qui aime ces champagnes j'ai été conquis.

Cet agréable moment a duré encore un peu avec le Grand Cru 2004, un millésime qui gagnerai, à mon humble avis, à patienter encore quelques années dans les caves crayeuses de la maison.

Enfin, nous avons conclu avec le Rosé de Macération 2006, un champagne rosé comme je les aime, fruité, on perçoit nettement les notes de cérises griottes et de petits fruits rouge, un champagne puissant, un rosé assumé !

Encore émerveillé par tant de belles cuvées, je suis ensuite allé déjeuner à la brasserie Le Jardin, à Reims, que je ne peux que vous conseiller.

Ce que j'ai offert à ma cave : 12 Grand Cru Nature, 12 Rosé de Macération 2006, 6 Prestige Blanc de Noirs et 6 Grand Cru 2004.

16:37 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : benoit lahaye, champagne, bio

18/02/2010

Etape 1 : Egly-Ouriet, le talent à l'état pur !

Première étape de mon voyage initiatique dans les bulles : Ambonnay et la maison de Champagne Egly-Ouriet. Accueilli chaleureusement par Francis Egly-Ouriet, nous fîmes un rapide tour du propriétaire avant de passer en revue l'histoire de la maison. Egly-Ouriet c'est 100 000 bouteilles par an, 100 000 bouteilles qui vieillissent tranquillement dans les caves de la maison. C'est d'ailleurs l'un des rares vignerons à laisser le temps à ses cuvées de mûrir tranquillement. Pas un brut ne sort des caves crayeuses d'Ambonnay sans y avoir passé au un minimum 4 ans ! Francis m'explique que tous les vins sont vinifiés en barrique depuis 1995, et sans fermentation malolactique (j'y reviendrai) depuis 1999. Un seul objectif : la fraîcheur !


Agrandir le plan

Place ensuite à la dégustation. Ce moment magique fut entamé avec avec le Brut Premier Cru Les Vignes de Vrigny, un 100% pinot meunier, étonant de fraîcheur, un vin soyeux et dense, légèrement épicé (vanille). Nous sommes ensuite passé au Grand Cru VP Extra Brut. Les mots manquent pour décrire cet extraordinaire vin. Rafiné, élégant, complexe, délicieusement salin en fin de bouche... une merveille. Le Brut Rosé Grand Cru a moins retenu mon attention, mais il faut dire que je ne suis généralement pas fan des champagnes rosés.

Cette matinée en Champagne, totalement recouverte de neige, s'est achevée avec une bouteille de Cuvée Prestige 1999. La cuvée chef-d'oeuvre de la maison Egly-Ouriet. Crémeuse, soyeuse, la bouche de la Cuvée Prestige est un monument. On y retrouve une densité, un gras que seuls les plus grands champagnes peuvent offrir. Magnifique !

Je suis reparti d'Ambonnay non sans avoir rempli mon coffre de quelques caisses siglées Egly-Ouriet !

Ce que j'ai offret à ma cave : 12 Brut Premier Cru Les Vignes de Vrigny, 6 Grand Cru VP Extra Brut, 2 Cuvée Prestige 1999.

12:17 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : champagne, egly-ouriet

10/02/2010

Carnet de route champenois

C'est ici que tout commence. A Epernay. C'est ici que débute mon petit voyage initiatique au coeur des vignes de Champagne, au sein des caves crayeuses de la Marne et de l'Aube.

J'ai décidé de consacrer l'essentiel des week-ends de 2010 à des escapades champenoises, à la rencontre de vignerons talentueux, de cuvées fantastiques et de vins étonnants.

Sur ce blog, semaine après semaine, je vais retracer mon parcours, raconter mes rencontres, et relater mes dégustations.

 


Agrandir le plan

 

A la votre !

19:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : champagne

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu